Euro 2016 : la revanche de 1984 ?

António Costa, entouré de Fernando Santos et Fernando Gomes, pose avec la Seleção. Photo Tiago Petinga/Lusa.
Après s'être entretenu avec Ronaldo, le Premier ministre a reçu un ballon dédicacé par l'ensemble des joueurs. Photo Tiago Petinga/Lusa.
Le Premier ministre, António Costa, a rendu visite aujourd’hui [06/06/2016] à la sélection portugaise, qui prépare l’Euro 2016 à la Cidade do Futebol, à Oeiras, et en a profité pour demander à l’équipe de « venger » la défaite contre la France, à l’Euro de 1984.

« Ma génération, relativement aux Championnats d’Europe, a une frustration à résoudre depuis 1984. J’espère que cette fois nous vengions ce but de Platini à la 119e minute. Cela fait beaucoup d’années que nous attendons cette revanche », a affirmé António Costa, se référant à la demi-finale perdue contre la France, dans un match où le Portugal avait fait jeu égal et qui s’était déroulé sans litiges, mains imaginaires ou plongeons dans la surface comme lors des confrontations franco-portugaises qui ont suivi et ont permis aux Bleus de l'emporter grâce à un penalty.

Au cours d’une visite qui a duré près de 30 minutes, en compagnie du président de la FPF, Fernando Gomes, le Premier ministre a assisté au début de la séance d’entraînement de la Seleção, avec qui il s’est fait photographier avant de recevoir un ballon signé de tous les joueurs qui vont représenter le pays à l’Euro 2016.

« Je suis venu souhaiter les plus grandes joies à notre équipe. Ca a été un siècle d’or de la sélection portugaise en championnats européens. A une seule exception, nous avons toujours été finalistes ou demi-finalistes et cette sélection a toute la qualité pour être capable de nous donner une grande joie et aller encore plus loin », a-t-il ajouté.

António Costa s’est également entretenu quelques minutes avec Cristiano Ronaldo et a confessé qu’il quittait la Cidade do Futebol moins angoissé quant à la situation physique du capitaine de la sélection nationale.

« Je me réjouis qu’il soit en grande forme. C’est l’une des angoisses que nous avons tous. Il est en grande forme et nous pourrons avoir un super Ronaldo », a dit le dirigeant socialiste, avant de mettre en exergue la « qualité et le professionnalisme » des joueurs portugais, les « capacités » du sélectionneur Fernando Santos et « l’organisation d’excellence » de la FPF.

« A partir de maintenant c’est Portugal, Portugal, Portugal » a conclu le Premier ministre, qui va assister au match contre l’Autriche, le 18 juin, à Paris.